Qu’est‑ce que sont Ozempic, Wegovy et Mounjaro ?
Depuis quelque temps, les traitements comme Ozempic®, Wegovy® ou Mounjaro® suscitent énormément de questions. On en parle dans les médias, sur les réseaux sociaux, dans les cabinets médicaux… et il devient difficile de démêler le vrai du faux.
Beaucoup de personnes s’interrogent : Comment ça fonctionne ? Pour qui est‑ce indiqué ? Quels sont les bénéfices ? Quels risques ? Et surtout… est‑ce fait pour moi ?
Face à la quantité d’informations — parfois contradictoires — j’ai souhaité vous offrir un repère clair, fiable et bienveillant, pour mieux comprendre ces traitements et leur place dans un accompagnement global.
Le rôle du GLP‑1 dans l’organisme
Ces traitements appartiennent à la famille des agonistes des récepteurs du GLP‑1. Le GLP‑1 est une hormone naturellement produite par l’intestin après les repas. Elle joue un rôle essentiel dans :
-
la régulation de l’appétit,
-
la gestion de la glycémie,
-
la sensation de satiété.
Les médicaments comme Ozempic®, Wegovy® ou Mounjaro® imitent cette hormone et agissent à plusieurs niveaux :
-
augmentation de la satiété,
-
ralentissement de la vidange gastrique,
-
diminution des fringales,
-
meilleure régulation du sucre dans le sang.
👉 Ce ne sont pas des coupe‑faim, mais des traitements médicaux agissant sur des mécanismes hormonaux.
Dans quels cas sont‑ils indiqués ?
Ces traitements peuvent être prescrits :
-
dans le diabète de type 2,
-
dans l’obésité (IMC ≥ 30),
-
en cas de surpoids avec comorbidités (IMC ≥ 27),
-
lorsque un accompagnement nutritionnel d’au moins un an n’a pas permis d’obtenir une perte de poids suffisante.
👉 Ils ne sont pas destinés à une perte de poids esthétique.
Les bénéfices observés
Perte de poids significative
Les études montrent une perte moyenne de 15 à 18 % du poids corporel avec le sémaglutide (Wegovy®).
Le Mounjaro® (tirzépatide) peut aller encore plus loin.
Amélioration du diabète
Diminution de l’HbA1c d’environ 1 % en moyenne.
Bénéfices cardiovasculaires
Les recherches montrent une réduction du risque :
- d’infarctus,
- d’AVC,
- d’insuffisance cardiaque,
- et d’événements cardiovasculaires majeurs.
Autres bénéfices possibles
- baisse de la tension,
- amélioration du bilan lipidique,
- protection rénale et hépatique,
- amélioration des apnées du sommeil
Les limites et effets secondaires
Comme tout traitement, ils peuvent entraîner des effets indésirables, le plus souvent digestifs :
-
nausées,
-
vomissements,
-
diarrhée,
-
constipation.
Ces effets sont fréquents mais généralement transitoires.
Points importants à connaître
- risque de perte de masse musculaire si l’alimentation n’est pas adaptée,
- risque de carences si les apports diminuent trop,
- reprise de poids fréquente à l’arrêt du traitement,
- traitement souvent au long cours, parfois à vie,
- tensions d’approvisionnement liées au mésusage
Ce que ces traitements ne font pas
Ils ne remplacent pas :
-
une alimentation adaptée,
-
un travail sur les sensations alimentaires,
-
la gestion émotionnelle,
-
l’activité physique,
-
la compréhension de son rapport à la nourriture.
👉 Ils agissent sur l’appétit, pas sur les causes profondes.
Pourquoi un accompagnement reste essentiel
Même si ces traitements peuvent aider à perdre du poids, ils ne suffisent pas à eux seuls. Ils modifient l’appétit… mais pas les habitudes, ni les émotions, ni la relation à la nourriture.
Pendant le traitement, plusieurs situations peuvent apparaître :
Appétit diminué… parfois trop
Certaines personnes mangent beaucoup moins, sautent des repas ou ne savent plus écouter leurs sensations.
Perte de poids… mais aussi de muscle
Sans apport suffisant en protéines et activité physique adaptée, la masse musculaire peut diminuer.
Les compulsions peuvent persister
Le traitement agit sur la faim, pas sur :
- les envies de manger pour se réconforter,
- les habitudes ancrées,
- le stress,
- la culpabilité alimentaire
Des sensations alimentaires perturbées
Moins faim, moins envie, parfois des dégoûts… Il peut devenir difficile de savoir quoi manger ou en quelle quantité.
C’est pour cela que l’accompagnement est indispensable
Un suivi nutritionnel et comportemental permet de :
-
sécuriser la perte de poids,
-
préserver la masse musculaire,
-
éviter les carences,
-
retrouver des repères alimentaires,
-
apaiser les compulsions,
-
installer des habitudes durables,
-
avancer avec soutien et clarté.
L’objectif n’est pas seulement de perdre du poids, mais de prendre soin de sa santé, de son énergie et de sa relation à la nourriture — pendant le traitement, et après.
Quelques mots pour vous guider avec douceur
Les traitements comme Ozempic, Wegovy ou Mounjaro peuvent être une aide pour certaines personnes vivant avec l’obésité. Mais ils ne conviennent pas à tout le monde, et surtout, ils ne remplacent ni l’écoute de soi, ni l’accompagnement, ni le travail en profondeur sur les habitudes et les émotions.
En tant que diététicienne‑nutritionniste et hypnothérapeute, mon rôle est de vous aider à :
-
comprendre ce que ces traitements peuvent vous apporter,
-
identifier leurs limites,
-
évaluer leurs contraintes,
-
clarifier ce que cela implique sur le long terme.
Avant de vous lancer, prenez le temps : le temps de comprendre, d’observer vos besoins, de sentir ce qui est juste pour vous.
Se précipiter n’est jamais nécessaire. Se respecter, si.
L’hypnose peut vous aider à :
-
apaiser les compulsions,
-
retrouver vos sensations alimentaires,
-
vous reconnecter à votre corps,
-
alléger la charge mentale autour de la nourriture,
-
avancer avec plus de douceur et de confiance.
Ces traitements peuvent être un outil. Vous, vous restez au centre du processus.
Si vous vous posez des questions, si vous hésitez, si vous avez besoin d’un espace pour réfléchir, je suis là pour vous accompagner — avec bienveillance, clarté et respect de votre rythme
